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Viande bovine, les éleveurs dénoncent des prix incompréhensibles

Mobilisation / À l'appel de la Fédération nationale bovine (FNB), les éleveurs se sont mobilisés, dans la nuit du 27 au 28 juillet, devant l'abattoir Socopa de Villefranche-d'Allier. Cette opération visait à dénoncer la chute des cours des bovins, jugée injustifiée, alors que les coûts de production restent élevés.

Par Anne Cabanel
Viande bovine, les éleveurs dénoncent des prix incompréhensibles
©AC
Des représentants régionaux et nationaux, comme ici David Chauve et Patrick Bénézit, ont rejoint les responsables professionnels de l'Allier.

Le 27 juillet, tard dans la soirée, les éleveurs de l'Allier ont pris position devant le site Socopa de Villefranche-d'Allier, rejoints par leurs homologues du Cantal, du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire, de la Loire et de la Creuse. L'action, organisée jusqu'au mardi 28 midi, s'inscrivait dans le cadre d’une mobilisation nationale visant l'ensemble des sites du groupe Bigard. Les sites de Castres dans le Tarn et de Cuiseaux en Saône-et-Loire étaient également bloqués. « Nous voulons un cap clair pour nos broutards et pour nos prix. Aujourd'hui, les cours sont descendus bien trop bas par rapport à nos coûts de production. Si rien ne change, il y aura des drames financiers dans les exploitations », alerte Geoffrey Rivaux, président de la FNSEA 03 Pour Patrick Bénézit, éleveur dans le Cantal et président de la Fédération nationale bovine, les baisses enregistrées depuis le printemps sont sans fondement économique. « Les jeunes bovins ont perdu jusqu'à 85 centimes par kilo de carcasse, les vaches près de 50 centimes et les broutards jusqu'à 1,50 € en cumulé. C'est considérable et totalement contraire aux fondamentaux du marché », affirme-t-il. Il réfute les arguments...

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