Accès au contenu

Préparer les agriculteurs

Chambres d’agriculture France / À l’occasion de leur conférence de presse de rentrée le 9 septembre, les responsables de Chambres d’agriculture France ont certes tiré le bilan d’un été catastrophique. Ils appellent aussi à un rebond pour sauver une souveraineté alimentaire qu’ils voient s’étioler au fil des ans.

Par Christophe Soulard
Préparer les agriculteurs
Actuagri - CS
Lors de la conférence de presse de rentrée, les élus de Chambres d'agriculture France l'impératif central est d'« éviter le suraccident » au-delà de l'urgence de la situation.

« Éviter le suraccident ». En reprenant les termes d’Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France (CdAF) a confirmé l’état de l’agriculture française au sortir d’une séquence estivale qui a mis à terre de nombreuses productions. Si l’été a rappelé 1976, l’épisode actuel s’avère « sans précédent par rapport à tout ce qu’on a vécu », a alerté Sébastien Windsor. « On risque de s’enfoncer encore plus dans une perte de souveraineté alimentaire et dans une dépendance de plus en plus forte à l’importation », a-t-il averti. Les bilans traduisent la sévérité du choc : décrochage net en blé dur et en orge, récolte de maïs au plus bas depuis les années 1980 et déficits d’alimentation en élevage. S’y ajoute le retour de l’inflation (+ 5,8 % sur l’alimentaire frais en juillet), qui « préfigure pour le reste de l’année une augmentation des prix qui risque de peser sur le comportement du consommateur », a prévenu Thierry Pouch, chef du service Études et prospective de CdAF. Ce contexte lui fait craindre un « effet de déconsommation » et une descente en gamme.En le disant à mots autant feutrés que dip...

La suite est réservée à nos abonnés.