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« Notre métier a un prix »

Syndicalisme / Réuni le 4 mai à La Tour-de-Salvagny (Rhône), le conseil d’administration de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) s’est tenu dans un contexte agricole tendu. À l’issue de cette réunion, David Chauve, son président, a dressé un état des lieux sans concession.

Par Propos recueillis par M.-C. S.-B.
« Notre métier  a un prix »
MCSB - Apasec
David Chauve, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, a pris la présidence de la commission montagne et zones défavorisées de la FNSEA.

La conjoncture agricole reste marquée par de fortes tensions. Comment analysez-vous la situation ?David Chauve : « Nous constatons qu’avec la remontée des coûts de l’énergie, liée au contexte géopolitique international qui s’ajoute à des difficultés structurelles déjà profondes, l’agriculture est plus que jamais la variable d’ajustement. Par ailleurs, depuis deux ans maintenant, la profession porte des revendications de fond. Si certaines ont trouvé des réponses, d’autres restent sans perspective claire et ce manque de cap inquiète fortement les agriculteurs. Le décalage entre les discours et les actes est frappant. On parle de souveraineté alimentaire matin, midi et soir, mais dans les faits, on laisse les producteurs seuls face aux hausses des charges, aux impasses techniques et à des décisions publiques déconnectées du terrain. Le principe ‘‘pas d’interdiction sans solution'' est trop souvent ignoré. Dans le contexte géopolitique actuel, affaiblir notre agriculture est une incohérence majeure. »Quelles sont les réponses qui ont été trouvées ?D. C. : « Des moyens ont été dégagés sur les urgences sanitaires. Un travail a aussi...

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