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Inquiétudes sur l’asphyxie des PME bio

RAPPORT / Dans une note rendue publique fin avril, le Syndicat national des entreprises agroalimentaires biologiques (Synabio) s’inquiète de l'équilibre économique des transformateurs selon lui gravement compromis par un effet de ciseaux difficilement tenable.

Par Christophe Soulard 
Inquiétudes sur l’asphyxie des PME bio
©Cheick Saidou _agriculture.gouv.fr.
Le Synabio exige une répartition plus équitable de la valeur et un engagement ferme des distributeurs sur la diversité de l'offre.

« Le bio paie le prix des déséquilibres du système ». Tel est l’intitulé de la note rendue publique par le Synabio le 24 avril. Après une enquête conduite auprès de 63 entreprises totalisant 1,45 milliard d'euros de chiffre d'affaires, les résultats sont sans appel : ils révèlent une distorsion majeure entre la réalité des coûts et les tarifs obtenus, souligne l’étude. En 2026, les entreprises bio ont fait face à une hausse moyenne de leurs coûts de production de 3,1 %, poussée notamment par le renchérissement des matières premières agricoles pour 78 % d'entre elles. Or, les revalorisations tarifaires réalisées plafonnent en moyenne à + 1,6 %, tous circuits confondus. Cet écart de 1,5 point n'est « plus absorbable pour des structures composées majoritairement de TPE et PME », souligne Synabio. En effet, cette compression durable des marges entame la capacité d'investissement et de modernisation des outils de production, menaçant directement l'emploi dans un secteur qui reste le premier employeur industriel de France. Aujourd'hui, « un tiers des entreprises agroalimentaires bio est déjà déficitaire », s’alarme le syndicat.Répartir la valeur 

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