Accès au contenu

Négociations commerciales : l'urgence des hausses de coûts

Par Christophe Soulard
Négociations commerciales : l'urgence des hausses de coûts
iStock-coldsnowstorm
92 % des PME et ETI du secteur agroalimentaire subissent déjà des hausses de charges.

Le secteur agroalimentaire est en état d'alerte. Alors que les négociations commerciales pour 2026 venaient à peine de se clore, le conflit au Moyen-Orient a provoqué un choc économique immédiat, imprévu et lourd de conséquences. Le blocage du détroit d’Ormuz et les perturbations qui s’ensuivent pèsent sur les comptes des entreprises. Selon une enquête récente, 92 % des PME et ETI du secteur subissent déjà des hausses de charges. Le transport est le premier poste touché : 84 % des entreprises signalent des augmentations, avec une hausse moyenne de 13 % pour le fret maritime et 11 % pour le routier. L’énergie n’est pas en reste, avec des bonds de 22 % pour le gaz et 11 % pour l’électricité, auxquels s'ajoute un renchérissement du plastique de 19 %. Pour Dominique Chargé, président de La Coopération agricole, les coopératives ont jusqu'ici « absorbé ces surcoûts pour éviter une escalade inflationniste, mais cette situation est intenable dans un secteur où les marges sont déjà parmi les plus faibles de l’économie », a-t-il indiqué dans un communiqué le 11 mai.  Des discussions au cas par casLe constat est d'autant plus amer que les outils contractuels cens...

La suite est réservée à nos abonnés.