Agriculture régénératrice : la bataille de la définition
TRANSITION / Plusieurs initiatives, publiques et privées, proposent leur définition de l’agriculture régénératrice. Mais aucune ne s’impose pour l’instant. Le scénario d’une inscription dans la loi divise les opérateurs.
L’agriculture régénératrice ne dispose pas à ce jour « de définition précise en matière agronomique ou scientifique pure », constate Stéphane Jézéquel, directeur scientifique d’Arvalis. « La définition originelle date des années soixante-dix-quatre-vingt. Elle était employée par les agronomes anglo-saxons afin de trouver les moyens de stabiliser, voire de booster, la productivité en agriculture biologique, sans appauvrir les sols », rappelle Lionel Alletto, directeur de recherche au sein du centre Inrae Occitanie-Toulouse. Depuis, le concept est sorti du périmètre de la bio, sans pour autant avoir été normalisé. Une définition, le Conseil économique et social européen (Cese) en a bien proposé une dans un avis d’initiative publié en 2025. Mais elle n’a aucun caractère officiel, et ne s’est pas encore imposée aux initiatives du privé. Au niveau international, une structuration existe. Depuis 2002, les géants Unilever, Nestlé et Danone sont fédérés au sein de la SAI Platform (Sustainable Agriculture Initiative), qui propose notamment un programme d’agriculture de régénération, auquel adhèrent par exemple Bonduelle ou McCain. La SAI Platform prévoit de publier, en j...
La suite est réservée à nos abonnés.