La FCO pèsera encore sur la production d’ovins en 2026
FILIÈRE / En baisse tendancielle depuis les années 1980, la production de viande ovine devrait reculer une nouvelle fois en 2026, selon les prévisions de l’Idele. En cause, les effets à retardement de l’épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO).
Les abattages contrôlés d’ovins en France devraient reculer une nouvelle fois en 2026, de 4 % (à 64 000 téc), principalement en raison des effets sur le long terme de la fièvre catarrhale ovine (FCO), selon le bilan annuel de l’Idele paru le 14 avril. Après cette épizootie, dont le pic a été atteint en 2024, les éleveurs reconstituent leurs troupeaux. « La hausse des mortalités des reproducteurs au second semestre 2024 a provoqué une baisse des naissances puis des sorties en 2025 », explique l’Institut de l’élevage. Avec 4,9 millions de brebis en novembre dernier (+ 1 % sur un an), « le cheptel hexagonal semble tout juste se stabiliser fin 2025 », constate l’institut technique. Autre signe de rétention d’animaux en élevage : les abattages d’ovins de réforme sont attendus en baisse de 3 % en 2026. En 2026, les importations de viande ovine, comme celles d’ovins vivants, sont une nouvelle fois attendues en baisse, tandis que les exportations françaises devraient se maintenir (- 1 %). Résultat : « Le manque d’approvisionnement pour le marché français est notable, avec un disponible prévu à - 3 % ». Mais ce déficit ne sera pas forcément synonyme de prix record...
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