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Les céréaliers veulent reprendre la main

Grandes cultures / L’Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) a organisé son congrès annuel les 26 et 27 mai à Nancy. Tous les regards étaient tournés vers l’avenir, notamment la réforme de la Pac et la présidentielle de 2027.

Par Christophe Soulard
Les céréaliers veulent reprendre la main
©CS
L’Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) en congrès annuel à Nancy les 26 et 27 mai.

Perte de compétitivité, blocage du détroit d’Ormuz, hausse des coûts de production, difficultés à lever les contraintes réglementaires et les surtranspositions sur les moyens de production, accès à l’eau, impacts du réchauffement climatique… La longue liste des doléances s’est égrenée au fil des débats du congrès de l’AGPB. Une grande séquence a d’ailleurs été consacrée à décrypter les causes de ces trois années noires que viennent de traverser les céréaliers. « C’est encore miraculeux qu’on parvienne encore à produire à des coûts acceptables et à exporter malgré tous ces boulets au pied », s’est étonné Quentin Mathieu, responsable Entreprise et prospective économique au think-tank Agridées.Donner une visionLoin de s’apitoyer, les céréaliers qui redoutent cependant une quatrième année dans le rouge cherchent des solutions pour redresser la barre. L’AGPB a ainsi mis en place « dix groupes de travail », a annoncé son président, Éric Thirouin. Leur réflexion devrait déboucher, dans les prochains mois, « sur des solutions pour les trente prochaines années ». À l’image du grand témoin de ce congrès, le général Pierre de Villiers, ancien chef d’...

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