AGENCE DE L’EAU
754 agriculteurs financés pour services environnementaux

Dans le cadre de son appel à initiatives pour expérimenter la mise en place de paiement pour services environnementaux (PSE), l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse (RMC) a retenu 21 projets qui concernent 754 agriculteurs.

754 agriculteurs financés pour services environnementaux
Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau : « Les agriculteurs volontaires sont des alliés précieux de la reconquête de la qualité de l’eau et de la biodiversité et sont rémunérés pour ces services ». ©Agence RMC

« Reconnaître les efforts des agriculteurs qui contribuent à la reconquête de la qualité de l’eau et de la biodiversité », c’était l’objectif de l’appel à initiatives lancé par l’agence de l’eau RMC. Au final, 21 projets territoriaux portés par des collectivités ont été retenus. « Nous avons constaté un véritable engouement de la part des collectivités porteuses de cette expérimentation qui leur permet de progresser sur leurs objectifs environnementaux, accompagnées pour cela par des aides très incitatives », explique Laurent Roy, directeur général de l’agence de l’eau. Les collectivités engagées recevront 5,1 millions d’euros pour le pilotage et l’animation. Le périmètre des projets retenus couvre près de 68 000 hectares de surface agricole utile sur le bassin Rhône-Méditerranée et se situe à l’échelle d’une aire d’alimentation de captage, d’une ressource stratégique pour l’eau potable ou sur des secteurs à forts enjeux de biodiversité liés à la trame bleue ou la trame turquoise, corridor de vie qui connecte les milieux aquatiques et humides aux milieux secs. Mobilisés par les collectivités territoriales, 754 agriculteurs se sont engagés dans cette démarche et bénéficieront au total de 40,2 millions d’euros d’aides de l’agence de l’eau sur une période de 5 ans. Ces rémunérations pourront servir, par exemple, à créer et entretenir des infrastructures agroécologiques comme les haies, les bandes enherbées, les ripisylves, les zones humides ou les mares, ou à développer des pratiques agronomiques vertueuses qui limitent l’utilisation d’engrais minéraux ou de pesticides comme la rotation des cultures ou la couverture des sols… « Les agriculteurs volontaires sont des alliés précieux de la reconquête de la qualité de l’eau et de la biodiversité et sont rémunérés pour ces services. Ils s’engagent dans des projets dotés d’objectifs partagés et mesurés. C’est un système économique vertueux mais ce dispositif reste une expérimentation et l’agence de l’eau n’aura pas les moyens de l’étendre, seule, au-delà des 5 ans, sans orientation de la Pac de poursuivre dans cette voie. Engager un travail sur les filières agricoles afin de valoriser la production des agriculteurs vertueux est en tout état de cause une piste à approfondir », note Laurent Roy.

CD d’après communiqué

Communauté de communes Saône Beaujolais / 41 exploitations agricoles engagées

Sur ce territoire à forte dominante agricole (70 % viticole, 20 % élevage et 10 % polyculture), les objectifs du projet PSE sont d’une part, l'amélioration de la qualité de l'eau, notamment du captage prioritaire de Belleville-en-Beaujolais et, d’autre part, la protection de la biodiversité grâce à la restauration de mares et la création de haies. 41 exploitants se sont engagés pour une surface agricole utile de 3 841 hectares. Ce projet qui concerne 35 communes de la Communauté de communes Saône Beaujolais (CCSB) est porté avec le Syndicat mixte des rivières du Beaujolais (SMRB). Le financement des PSE versés aux exploitants sera de 2,2 M € et les aides pour le pilotage de l’opération s’élèvent à 436 900 euros répartis entre la CCSB et le SMRB.