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Sècheresse : « Les agriculteurs attendent des actes »

INTERVIEW / Pour soutenir l’activité agricole malmenée par la sécheresse et les canicules à répétition, le Gouvernement prépare un plan global Canicule-Sécheresse-Incendies (Casi). Ce plan doit répondre au désarroi des professionnels confrontés au manque de fourrage et aux difficultés de trésorerie. Le 8 août, Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, a indiqué qu’il faudrait « des milliards d’euros », pour sauver et relancer l’agriculture française. Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, fait un point de situation.

Par Propos recueillis par Christophe Soulard
Sècheresse : « Les agriculteurs attendent des actes »
©Actuagri
Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA.

La sécheresse est particulièrement sévère. Dans quelle situation sont aujourd’hui les agriculteurs ?Hervé Lapie : « Nous subissons une crise climatique et économique sans précédent sur laquelle se greffe une forte crise sociale. Aujourd’hui, pas un département n’est épargné, ni par la sécheresse ni par les fortes chaleurs. Toutes les filières (arboriculture, maraîchage, élevage, apiculture, grandes cultures, etc.) sont concernées à des degrés divers, mais déjà nous commençons à faire les comptes. »C’est-à-dire ? À combien estimez-vous les pertes ? À des milliards d’euros, comme l’a mentionné Arnaud Rousseau ?H.L. : « Il est certain que les conséquences de la sécheresse qui sévit en France depuis plusieurs semaines se chiffrent en milliards d’euros. Il est impossible aujourd’hui d’établir un bilan précis des pertes, mais chacun sait, à son niveau, ce qu’il a perdu et aussi ce qu’il va perdre. Car l’été n’est pas terminé et les climatologues nous préviennent que les chaleurs pourraient persister au-delà du mois de septembre. Les vendanges ont commencé et, sauf erreur de ma part, c’est la toute première fois que l’État, via le ser...

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