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Repenser le machinisme par les usages

Agroéquipement 2050 / Face aux exigences de la transition agroécologique et de la décarbonation, la FNCuma et The Shift Project dévoilent une prospective inédite sur le machinisme agricole en 2050. Loin du tout technologique, cette étude montre que l’avenir des équipements se jouera d’abord sur l’organisation collective.

Par Christophe Soulard
Repenser le machinisme par les usages
iStock-Scharfsinn86 - Actuagri
Les fermes de 2050 devront répondre à des impératifs agronomiques et environnementaux renouvelés.

Comment équiper l’agriculture de demain sans céder au mirage des seules promesses technologiques ? Pour répondre à cette question cruciale, la FNCuma vient de publier les premiers éléments d’une prospective consacrée aux agroéquipements à l’horizon 2050. S’appuyant sur la feuille de route « Pour une agriculture bas carbone, résiliente et prospère » élaborée par The Shift Project en 2024, ce travail pionnier décortique les implications matérielles, organisationnelles et humaines de la transition écologique. Comme le rappelle Marine Boyer, présidente de la FNCuma, la démarche impose un changement de paradigme radical : il ne faut pas partir de la technologie pour imaginer l’agriculture, mais partir de la transformation des pratiques culturales pour déterminer les machines, les compétences et les organisations requises.Jusqu’à présent, le machinisme agricole a été largement pensé sous l’angle de la productivité, favorisant la course à la puissance et la standardisation. Or, les fermes de 2050 devront répondre à des impératifs agronomiques et environnementaux renouvelés : généraliser le semis direct dans des sols couverts, cultiver des associations d’espèces, diversifier l...

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