Pascal Denolly : « Les agriculteurs doivent se structurer en groupements »
Lorsque des projets alimentaires territoriaux (PAT) se structurent, il peut être difficile pour les agriculteurs de trouver leur place. Le point avec Pascal Denolly, responsable du Pôle agroalimentaire de l’Isère, l’un des organismes de coordination des projets alimentaires territoriaux isérois.
D’après vous, quelle est la meilleure façon de voir des PAT émerger sur un territoire ? Pascal Denolly : « Les projets alimentaires territoriaux (PAT) sont nés de la volonté politique des collectivités territoriales de proposer, au 1er janvier 2022, au moins 50 % de produits de qualité et durable dont au moins 20 % de produits en agriculture biologique dans les établissements scolaires ou encore ceux de santé. Pour autant, il s’agit d’un travail qui dépasse le cadrage politique. La population, et notamment les associations de parents d’élèves ou de consommateurs, doit être actrice de ces projets, au même titre que le monde agricole. Pour qu’un PAT fonctionne, il est important que chaque partenaire exerce son pouvoir au bon endroit. Il serait déplacé, par exemple, que seuls les syndicats ou la chambre consulaire se saisissent de ces problématiques qui touchent des établissements sous la responsabilité des départements ou des régions. » Combien de temps faut-il...
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