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Les éleveurs en quête de fourrages et de prix

Filière laitière / Sur l'exploitation de Richard Poux, éleveur laitier à Cisternes-la-Forêt dans le Puy-de-Dôme, la section régionale laitière a exposé, vendredi 28 août, la situation délicate des producteurs entre déficit fourrager et prix du lait en fort retrait. Un cocktail explosif qui nécessite d'abord des prix plus rémunérateurs.

Par Sophie Chatenet avec Anaïs Vedrine
Les éleveurs en quête de fourrages et de prix
©Anaïs Vedrine
Stéphane Joandel (au premier plan) a détaillé les mesures nécessaires pour passer le cap de la sécheresse.

Depuis plusieurs semaines, la pousse de l'herbe est à l'arrêt. Richard Poux, éleveur laitier à Cisternes-la-Forêt, jongle pour assurer une alimentation suffisante à son troupeau de 55 vaches laitières. Il y a un mois, les vaches ont regagné le bâtiment, où elles sont nourries avec une ration « comme en plein hiver ». Du jamais vu à cette période de l'année et alors que généralement l'éleveur est autosuffisant. Richard est loin d'être un cas isolé. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec des pertes de fourrages estimées entre 20 et 50 % selon les zones lors des premières coupes, des secondes coupes faibles, voire inexistantes, et des prairies et des cultures de maïs extrêmement dégradées, difficile de voir le bout du tunnel. Richard a fait ses comptes, l'achat de fourrage et la réservation de 11 hectares de dérobées pour avril prochain généreront chez lui un surcoût de 8 000 euros. « Pour les éleveurs laitiers, c'est clairement la triple peine avec des fourrages peu abondants, de piètre qualité, des achats extérieurs indispensables et un prix du lait en baisse depuis plusieurs mois », souligne Stéphane Joandel, producteur de lait dans la Loire, président de la...

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