Accès au contenu

« L’État doit changer de braquet sur le sujet climatique »

SYNDICALISME / Président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, David Chauve revient sur les principales dispositions de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles promulguée le 18 août. Alors que la sécheresse frappe durement les exploitations de la région, il appelle également l’État et les assurances à activer les dispositifs d’indemnisation.

Par Propos recueillis par Léa Rochon
« L’État doit changer de braquet sur le sujet climatique »
©Pamac
David Chauve, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes : « Il faut dorénavant que les décrets d'application de la loi d'urgence agricole soient publiés ».

Le Conseil constitutionnel a validé les dérogations concernant l’acétamipride et la flupyradifurone, mais avec plusieurs garde-fous et un rôle important confié à l’Anses. Ces décisions permettent-elles enfin d’appliquer le principe de « pas d’interdiction sans solution » ?David Chauve : « Nous n’avons pas totalement obtenu une solution, mais cette loi permet au moins de sortir de l’impasse les filières noisette, cerise et betterave. Les dérogations seront attribuées au cas par cas, puis validées par l’Anses, car il s’agit également d’un enjeu de santé publique. Quant à l’Anses, ce n’est pas l’institution la plus controversée puisqu’elle apporte des éléments scientifiques, il est donc logique de s’appuyer sur son avis. Mais cette avancée ne doit pas empêcher la recherche d’évoluer afin de trouver des alternatives. »Sur l’eau, la loi assouplit certaines règles concernant les projets de stockage. Qu’est-ce que ces nouvelles dispositions vont concrètement permettre de faire ?D. C. : « Les projets de stockage seront moins soumis aux consultations publiques et passeront davantage entre les mains des préfets. À l’échelle de notre régi...

La suite est réservée à nos abonnés.