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LOUP

« La règle de base c’est le tir de défense, le tir de prélèvement doit rester exceptionnel ! »

En 1992, le loup, qui avait disparu en France, franchit les Alpes en provenance d’Italie et refait son apparition dans l’Hexagone. Protégé au niveau européen par la convention de Berne ratifiée par la France en 1990 puis par la directive européenne Habitat faune flore du 21 mai 1992, les estimations de ses effectifs ont progressé ces deux dernières années ce qui a rendu nécessaire une augmentation de son plafond de prélèvement. Des mesures qui, malgré tout, ne satisfont pas entièrement les éleveurs prédatés. Rappel du cadre règlementaire, du système de comptage officiel et témoignages de terrain.

« La règle de base c’est le tir de défense, le tir de prélèvement doit rester exceptionnel ! »
Jean-Paul Célet, préfet référent national sur le plan loup. ©L'Agriculture Drômoise

Dans le cadre du plan loup 2018-2023, deux arrêtés interministériels publiés le 23 octobre 2020 viennent justifier la politique de l'Etat à l'égard de cette espèce protégée. Dans quel contexte s’inscrivent-ils ? Jean-Paul Célet : « Les deux arrêtés interministériels de fin octobre 2020 signés par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien de Normandie, et la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, découlent d’un arrêté expérimental qui avait été pris en 2019 lorsque nous avons atteint le seuil de viabilité de l’espèce de 500 loups. Alors que le plafond de prélèvement fixé à 10 % de la population lupine en 2018 permettait d’abattre 40 loups sur une population estimée à 360 individus, il a presque doublé l’année suivante en passant à 19 % en raison d’une pression croissante du prédateur sur le territoire français. Les estimations de l&rsqu...

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