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La loi d’urgence agricole validée

Constitution / Le Conseil constitutionnel a rendu son verdict le 14 août sur la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (LUA-UPSA). Si plusieurs mesures phares, comme la gestion de l'eau et les dérogations phytosanitaires, sont validées, quelques dispositions tombent pour des raisons de forme ou de fond. Analyse.

Par Christophe Soulard 
La loi d’urgence agricole validée
©DR_Actuagri
Le Conseil constitutionnel a validé la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles le 14 août dernier.

La décision du Conseil constitutionnel du 14 août 2026 était attendue de pied ferme. Il avait jusqu’au 24 août pour rendre sa décision. Plusieurs groupes de députés de gauche et d’extrême gauche (LFI, Écologistes, PS) avaient saisi les neuf Sages du Palais-Royal contestant le bien-fondé de cette loi. Les magistrats suprêmes ont dû arbitrer entre les impératifs de production nationale et le respect des droits fondamentaux. Si le verdict peut sembler sévère avec l'annulation de plusieurs articles, une analyse détaillée montre que le « cœur nucléaire » du texte, celui qui doit garantir la souveraineté alimentaire de la France, ressort consolidé de cet examen de constitutionnalité. « Cavaliers législatifs » Pour comprendre cette décision, il faut d'abord se pencher sur la méthode du Conseil. Une grande partie des censures prononcées ne porte pas sur le contenu même des mesures, mais sur la manière dont elles ont été introduites au Parlement. C'est ce qu'on appelle la censure des « cavaliers législatifs », fondée sur l’article 45 de la Constitution. Cet article interdit d'ajouter par amendement des dispositions qui n'ont aucun lien, même indirect, avec le pr...

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