Accès au contenu

La loi d’urgence agricole adoptée en première lecture

LÉGISLATION / Les députés ont adopté le 2 juin en première lecture le projet de loi d’urgence agricole pour la protection et la souveraineté agricoles (UPSA). Ce texte, né des mobilisations syndicales du début d’année, propose des mesures de simplification et de sécurisation pour la ferme France.

Par Christophe Soulard
La loi d’urgence agricole adoptée en première lecture
Capture X
À 369 voix pour et 178 contre, l’Assemblée nationale a voté à une forte majorité le projet de loi d’urgence agricole, le 2 juin en première lecture.

Après deux semaines de débats intenses dans l’hémicycle, l’Assemblée nationale a voté à une forte majorité le projet de loi d’urgence agricole qui se veut une réponse concrète aux attentes des agriculteurs : 369 voix pour et 178 contre. Dans un communiqué de presse, le Gouvernement se félicite d’une adoption « large » et d’un objectif « transpartisan ». Le projet de loi, qui doit maintenant être examiné par le Sénat, s’articule autour de plusieurs piliers majeurs visant à restaurer la compétitivité des exploitations. L’un des volets centraux concerne la souveraineté alimentaire. Le texte instaure une labellisation pour des « projets d’avenir agricole » chers à Jeunes agriculteurs (JA), qui a salué le vote des députés. Ces projets d’avenir, identifiés selon les objectifs de production nationaux, bénéficieront d’un accompagnement financier et technique prioritaire. Un point de friction majeur est cependant apparu concernant la restauration collective : si le Gouvernement souhaitait un approvisionnement 100 % européen, les députés ont imposé par amendement une obligation de produits 100 % français. Cette disposition est jugée « manifestement contraire au...

La suite est réservée à nos abonnés.