L’Anem a présenté son acte III de la loi montagne
TERRITOIRES / L’Association nationale des élus de la montagne (Anem) a récemment dévoilé dans ses propositions pour muscler les deux précédentes lois montagne. Objectif : déposer texte de loi sur le bureau de l’Assemblée nationale au cours du premier semestre 2026.
Faire reconnaître les spécificités de la montagne. Tel est le cheval de bataille des élus montagnards qui souhaitent compléter les lois de 1985 et de 2016. Le président de l’Anem et député Jean-Pierre Vigier (LR, Haute-Loire) s’agace un peu que le « droit à la différenciation » inscrit dans la loi de 1985 ne s’applique pas. « Chaque texte de loi s’applique de manière uniforme sans tenir compte des contraintes quotidiennes auxquelles les montagnards sont confrontés », souligne-t-il. C’est pourquoi le premier article du futur texte, qui devrait en contenir huit ou dix, entend créer un poste de délégué interministériel à la montagne. Il aura en charge de surveiller la bonne application de cette différenciation dans chaque texte soumis aux membres du Parlement. L’Anem entend que ce droit à la différenciation soit bien appliqué pour les services publics de proximité, notamment ceux de l’éducation et de la santé. Jean-Pierre Vigier prend l’exemple d’une classe de 21-22 élèves qui doit fermer. « Pour la rouvrir, il faudra au minimum 28 élèves. Si cette classe ne retrouve pas les élèves nécessaires dans les quatre ou cinq ans qui viennent, c’est toute l’école...
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