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HOMMAGE

Ces agriculteurs Compagnons de la Libération

Avec Hubert Germain (1920-2021) disparaît le dernier Compagnon de la Libération. Il a été inhumé le 11 novembre au Mont Valérien, conformément à la volonté du général de Gaulle. Dans cet ordre hétéroclite de 1 038 Compagnons se trouvaient des ingénieurs, des militaires, des religieux, des tirailleurs, des magistrats, des commerçants etc. Il y avait aussi des paysans, exploitants agricoles et/ou forestiers. D’autres étaient fils de cultivateurs ou d’officiers des eaux et forêts. Tour d’horizon de ces hommes qui ont marqué l’Histoire.

Ces agriculteurs Compagnons de la Libération
Hubert Germain né en 1920 est mort le 12 octobre 2021. C’était le dernier Compagnon de la Libération. Il a été inhumé le 11 novembre au Mont Valérien, selon la volonté du général de Gaulle.

Il est difficile de déterminer avec précision combien de Compagnons de la Libération étaient agriculteurs de profession. Au minimum une vingtaine si l’on en croit les biographies du site de l’Ordre qui reste assez vague et incomplet sur le parcours de ces personnages que l’on peut considérer comme hors du commun, tant leur destin fut aussi héroïque qu’extraordinaire. Beaucoup d’entre eux s’étaient installés dans les colonies d’alors. Ils ont été rattrapés par la guerre ou sont allés au-devant d’elle, refusant l’armistice. C’est le cas d’André Gerberon (1905-1961), exploitant de café et de bois au Cameroun et qui, une fois la guerre terminée, reprend ses activités. C’est également celui d’André Dammann (1901-1951) qui s'établit lui aussi au Cameroun dès 1926 et y introduit, en pays Bamoun, la culture du café arabica. Rendu à la vie civile, capitaine de réserve, il regagne son pays d’adoption au début de 1946 pour y entrepren...

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