Broutards : deux marchés parallèles
CONJONCTURE / Les prix des broutards de 350 kg, exportés dans des zones indemnes de DNC, flambent. Mais les animaux vaccinés, de plus de 400 kg, sont décotés. Ils sont destinés au marché français.
Le marché des broutards est confronté à un dilemme : pouvoir commercer des animaux à la fois légers (350 kg vifs) et vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), pour les exporter librement. Or les animaux de 350 kg sont actuellement des bêtes nées dans des zones indemnes de DNC. Ils n’ont donc pas été vaccinés et leur commercialisation se déroule sans encombre. Alors que les broutards vaccinés sont des animaux plus lourds (+ de 400 kg vifs) et peu exportables en l’état. Mais « avec la propagation de la DNC sur le territoire, les naisseurs des zones règlementées ont dû garder leurs animaux plus longtemps », souligne l’Institut de l’élevage (Idele). Toutefois, les marchés des broutards se tiennent avec des prix de vente très élevés. Le marché de l’export est réservé aux broutards légers non vaccinés expédiés depuis des zones indemnes de DNC. Et leurs cours amorcent timidement leur baisse saisonnière. Par exemple, les broutards charolais U de 350 kg atteignaient 5,97 €/kg vif semaine 50 close le 14 décembre 2025, après s’être repliés de 0,13 € en quatre semaines, selon l’Idele. Mais ils demeuraient supérieurs de 1,92 €/kg à l’an passé. A contrario, les brout...
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