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Prédation : les promesses d’Emmanuel Macron

Présent sur la 18ème étape du Tour de France dans les Hautes-Pyrénées le 21 juillet dernier, le président de la République, Emmanuel Macron, a repris plusieurs revendications fortes portées par la FNSEA sur la prédation.

Prédation : les promesses d’Emmanuel Macron
Emmanuel Macron s'est engagé a créer une deuxième brigade d'intervention et à faire évoluer le statut du loup en espèce protégée et non plus menacée.

À l’occasion de son déplacement dans les Hautes-Pyrénées pour participer à l’étape du Tour de France entre Lourdes et Hautacam le jeudi 21 juillet, le président de la République a été une fois de plus interpellé par les responsables syndicaux sur le dossier de la prédation de l’ours et du loup. Grâce à un important travail réalisé sur le terrain, notamment par la FDSEA, Jeunes agriculteurs et le syndicat ovin des Savoie, relayé par les instances nationales1, la nouvelle méthode de comptage des loups obtenue en 2022 a permis de mettre en lumière la croissance exponentielle de la population de loups en France : + 47,59 % entre le printemps 2021 et celui de 2022. Face à ce constat et à la pression des éleveurs, le président Emmanuel Macron a profité de sa présence sur l’étape pyrénéenne du Tour de France le 21 juillet pour confirmer la création d'une deuxième brigade d'intervention loup. Il s’est aussi, selon un communiqué de la FNSEA, engagé à « faire évoluer le statut du loup ». Concernant cette deuxième brigade d’intervention, elle devrait être « dotée de tous les équipements indispensables à sa mission de prélèvements afin d’aider les éleveurs à lutter contre les multiples attaques des prédateurs sur leur bétail et intervenir en complément de l'action des lieutenants de louveterie ainsi que de celle des chasseurs auxquels il est souvent fait appel pour protéger les troupeaux », souligne la FNSEA. À ce titre, elle demande que les deux brigades puissent effectuer les prélèvements réglementaires, à savoir 174 loups en 2022, a minima. Quant à l’évolution du statut du loup, la future mesure pourrait se traduire, comme le demandent les organisations agricoles, par une rétrogradation dans la catégorie des espèces non plus menacées mais simplement protégées. Il y aurait en France plus de 954 loups, selon l’Office français de la biodiversité. Un chiffre estimé à plus de 1 500 par les agriculteurs.

CD avec communiqué

(1) FNSEA, Jeune agriculteurs, Fédération nationale bovine, Fédération nationale ovine, Fédération nationale du cheval.