PRÉVENTION
Les bons gestes à adopter

Les bons gestes à adopter
©SDIS 42

Prévenir les départs de feux nécessite la vigilance de tous. « Il faut organiser les barbecues loin de la végétation qui peut s’enflammer, jeter ses mégots dans un cendrier et non au sol ou par la fenêtre de la voiture, réaliser ses travaux loin de la végétation et prévoir un extincteur à portée de mains », explique le ministère de l’Écologie.

L’importance du débroussaillage

Autre réflexe à adopter, cette fois-ci, tout au long de l’année : le débroussaillage de son jardin. Un terrain débroussaillé permet au feu de passer sans provoquer de grands dommages et facilite le travail des sapeurs-pompiers. Le code forestier institue l’obligation de débroussailler sur 50 mètres tous les abords de constructions lorsqu’elles se trouvent dans, ou à moins de 200 mètres d’une forêt ou d’un espace naturel. Enfin, une maison construite en dur constitue le meilleur refuge lors d’un incendie de forêt, à condition qu’elle respecte une série de consignes et de règles de construction et de sécurité. Lorsqu’elles sont débroussaillées et équipées de pistes d’accès et de points d’eau, les zones agricoles cultivées ou pâturées permettent de réduire fortement le développement du feu et améliorent la sécurité lors de la lutte contre l’incendie. Mais la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes tient à le rappeler : pour être efficace, la réalisation de ces équipements doit être planifiée dans le Plan départemental ou interdépartemental de protection des forêts contre les incendies (PPFCI), en concertation entre les services forestiers et les services de lutte.

Les agriculteurs concernés

L’intervention du monde agricole dans la lutte contre les incendies n’est pas à prendre à la légère. Le 17 mai dernier, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi du Sénat relative au renforcement de la prévention contre les incendies. Le texte donne la possibilité aux préfets d’interdire la réalisation de travaux agricoles (moisson et pressage), sur des plages horaires déterminées en cas de risque d’incendie sévère. Dans ce cas figure, les agriculteurs percevront une indemnisation à hauteur des coûts nets induits. Mais la mesure phare de cette proposition de loi concerne la réquisition des agriculteurs et de leur matériel. Un amendement a officialisé le recensement des agriculteurs volontaires dans la lutte contre les incendies, ainsi que les moyens qu’ils peuvent mettre à disposition tels que les citernes à eau. Cette action de réquisition doit s’accompagner d’une indemnisation en cas de pertes et de dommages sur les matériels. Une façon de cadrer et de reconnaître les interventions des agriculteurs dans la prévention contre les incendies.

 

Léa Rochon