COMMERCE
Viticulture : la France peine à exporter

Selon Agreste, les exportations françaises de vins sont inférieures en ce début d’année 2024 à ce qu’elles étaient il y a un an. Les stocks grossissent, faisant chuter les prix et mettant en péril de nombreuses exploitations.

Viticulture : la France peine à exporter

Selon le service statistique du ministère de l’Agriculture, les ventes à l’étranger de vin (hors spiritueux) « s’effritent nettement en volume (- 14 %) comme en valeur (- 10 %) sur les cinq premiers mois de la campagne 2023 (août-décembre 2023) par rapport à la même période de 2022. Toutes les catégories de vins sont touchées, notamment les AOP et le champagne ». Ainsi les exportations de vins AOP diminuent aussi bien en volume (- 16 %) qu’en valeur (- 12 %), principalement en Chine (- 28 %). D’une manière globale, depuis 2017, l’ensemble des importations de vins français en Chine ont chuté de 55 % en volume. La tendance est identique au Japon où les ventes françaises dévissent de 28 % en volume et de 20 % en valeur par rapport au début de la campagne de commercialisation de 2022. En Europe aussi, dans un contexte d’inflation généralisée, les vins français sont boudés par les consommateurs britanniques : - 7 % en volume et - 11 % en valeur. Le champagne et le cognac sont également touchés. Avec une hausse de la production et des exportations en baisse, les disponibilités de vins (stocks) en début de campagne de commercialisation 2023-2024 atteignent 64 Mhl et sont supérieures de 3 % à celles de l’an dernier (+ 1,6 Mhl), indique Agreste.

C. Soulard