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Pac : des aides indispensables

Économie / Alors que les débats pour le budget de politique agricole commune (Pac) post-2028 s’amorcent, une réalité comptable s’impose : l’agriculture française reste dépendante des aides européennes. Entre filet de sécurité et « perfusion » vitale, ces soutiens représentent en moyenne 71 % du revenu des agriculteurs depuis quinze ans.

Par Actuagri
Pac : des aides indispensables
iStock-Rafmaster - Actuagri
Avec un peu plus de 9 milliards d’euros par an, la France est le premier bénéficiaire de la politique agricole commune (Pac).

Avec un peu plus de 9 milliards d’euros par an, la France est le premier bénéficiaire de la politique agricole commune (Pac). Les chiffres publiés récemment par les organismes officiels et les travaux de l’Inrae* dressent un portrait sans concession de la Ferme France. Si l’Hexagone capte le plus gros montant global de l’Union européenne, la dépendance de ses exploitations est devenue structurelle : 13 % du chiffre d’affaires agricole national dépend directement des soutiens publics. En 2024, le constat est sans appel : sans ce soutien, 57 % des fermes françaises afficheraient un revenu négatif.Pour certaines filières, la situation est encore plus extrême. Dans l’élevage bovin viande, les aides représentent en moyenne 190 % du revenu, soulignant l’incapacité chronique du marché à rémunérer la production à sa juste valeur. Même le secteur des grandes cultures, souvent perçu comme plus robuste, n’échappe pas à cette logique : 83 % des exploitations céréalières auraient terminé l’année 2024 dans le rouge sans les versements de la Pac. Cette dépendance n’épargne personne, pas même les structures les plus performantes. Pour les fermes de grandes cultures les mieux classées...

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