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Les sylviculteurs privés inquiets pour l’avenir

Par Christophe Soulard 
Les sylviculteurs privés inquiets pour l’avenir
iStock-Neydtstock.j
Fransylva regroupe 3,5 millions de propriétaires privés soit les trois quarts de la forêt française.

« Lâchez-nous un peu les basques ». Tel est le message certes un peu cavalier mais surtout très clair que le président des propriétaires forestiers privés de France, Antoine d’Amécourt, tient à faire passer au Gouvernement, à la Commission européenne ainsi qu’à certaines ONG écologistes radicales « qui font tout pour entraver notre quotidien ». En ce début d’année, les actualités et les entraves ne manquent pas entre les tempêtes dans les Landes et en Occitanie, la pluviométrie abondante, la directive RDUE et les rapports tendus avec la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Sur le front des intempéries, l’Occitanie a perdu environ 500 000 mètres cubes de bois après le passage des tempêtes Nils, Oriana et Pedro. « Ce ne sont que des estimations à vue d’œil parce que les chemins sont bien souvent impraticables », a indiqué Laurent de Bertier, directeur général de Fransylva. Il faudra attendre que les sols s’assèchent pour évaluer de manière plus précise le volume des arbres abattus par les vents violents.  Fransylva craint que ces bois couchés, qui ne seront pas exploités entre avril et juillet en raison de l’arrêt des travaux forestiers pou...

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