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Le cri d’alarme des grandes cultures

AGPB / Vive colère des représentants des grandes cultures, après le passage d’Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu au Salon de l’agriculture. L’un et l’autre sont revenus sur leurs promesses : la suspension du MACF sur les engrais et le report de la loi d’urgence agricole.

Par Actuagri
Le cri d’alarme des grandes cultures
©capture x.
Les céréaliers (blé et maïs), les betteraviers, les producteurs d’oléoprotéagineux et de pommes de terre sont particulièrement remontés après leur rencontre avec le président de la République et le Premier ministre au Salon de l’agriculture.

« Les engagements n’ont pas été tenus », a déclaré Éric Thirouin, le président de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture, le 24 février. Les céréaliers (blé et maïs), les betteraviers, les producteurs d’oléoprotéagineux et de pommes de terre sont particulièrement remontés après leur rencontre avec le président de la République et le Premier ministre au Salon de l’agriculture. Les nouvelles qu’ils ont communiquées aux filières ont fait l’objet d’une douche froide. Promise début janvier par Emmanuel Macron, la suspension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) pour les engrais ne s’appliquera pas. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a décidé de ne pas soumettre au Parlement européen, comme cela avait été initialement prévu, cette proposition. Or, cette taxe, selon l’AGPB, renchérit le coût de production de 13 €/tonne depuis le 1er janvier 2026, avec une montée en puissance progressive jusqu’à 23 €/tonne en 2034. Et ce n’est pas la suppression des droits de douane sur les engrais azotés qui est en mesure d’apaiser la colère des producteurs de grandes c...

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