Accès au contenu

Eau : « Soit on subit, soit on s’adapte »

Analyse / Début octobre, au Palais de la Bourse à Lyon, une table ronde organisée dans le cadre du colloque de la direction régionale d'Engie : « Souverainetés : reprendre la main sur notre compétitivité » a placé la gestion de l’eau au cœur des enjeux de souveraineté. Agriculture, énergie, aménagement du territoire : pour les intervenants, la question dépasse largement la seule production agricole et appelle des choix collectifs ambitieux.

Par Marie-Cécile Seigle-Buyat
Eau : « Soit on subit, soit on s’adapte »
MCSB - Apasec
Pour Michel Joux (au centre), président de la chambre régionale d'agriculture, les quelque 500 milliards de mètres cubes d'eau qui tombent chaque année sont "une chance pour la nation".

« L’eau est un enjeu majeur de souveraineté. » Le constat posé par Laurence Borie-Bancel, présidente du directoire de la Compagnie nationale du Rhône (CNR), lors de la table ronde consacrée à la ressource en eau organisée dans le cadre du colloque d'Engie, a donné le ton des échanges consacrés à la ressource en eau. Une ressource dont la raréfaction est désormais visible. « Si on regarde les débits du Rhône entre mi-juin et mi-septembre, nous sommes à 40 % en dessous de la moyenne des trente dernières années », a-t-elle rappelé. Selon Laurence Borie-Bancel, cette baisse des débits s’est traduite, pour la CNR, par une production hydroélectrique inférieure de 30 % à celle d’une année normale. Pour autant, les infrastructures aménagées sur le Rhône ont démontré leur utilité. « Le Rhône est resté navigable » et a permis de maintenir les niveaux des nappes alluviales, indispensables à l’alimentation en eau de nombreux usages, notamment agricoles. Mais pour la dirigeante de la CNR, la véritable question est désormais celle de la résilience future : « Qu’est-ce qu’on va faire pour que cette résilience perdure dans les décennies qui viennent ? »Une...

La suite est réservée à nos abonnés.