AB : des filières saturées et des prix tirés vers le bas
Alors que la consommation française de produits bio a doublé en cinq ans, certains producteurs bio, notamment de lait et de viande, peinent à vivre décemment de leur métier, malgré les promesses d’un marché valorisant.
« Le bio correspond à une opportunité pour les agriculteurs (…). Il faut qu’ils y voient de nouveaux débouchés commerciaux. » Les propos de l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, prononcé à l’issue du Grand conseil d’orientation de l’Agence bio en 2018, ont encore du mal à passer chez certains producteurs bio de la région. Sabine Tholoniat, éleveuse d’un troupeau de 60 vaches laitières au sein du Gaec Le Chabriou à Thiers (Puy-de-Dôme) s’est convertie à la bio il y a trois ans en y voyant une belle opportunité de valorisation. « Aujourd’hui, le prix du lait en bio s’effondre. Chez Sodiaal, 10 % de mon lait est déclassé et payé sur la base du prix non OGM, soit 370 € les 1 000 litres. Lorsque je suis passée en bio, je pensais qu’une segmentation comme celle-là allait être opportune. Aujourd’hui, je suis déçue ! » témoigne-t-elle. Lait bio : un prix de base qui frôle le conventionn...
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