Pour les semis de printemps 2022, des arbitrages ont été faits en faveur du tournesol et du soja en hausse, au détriment du maïs, en recul, selon les estimations au 1er mai d’Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture.

Semis de printemps : plus de tournesol et soja, moins de maïs
En 2022, le recul des surfaces de céréales, ainsi que des protéagineux (- 8,7 %), serait contrebalancé par la nette augmentation des surfaces d’oléagineux (+ 13 %).

En 2022, les surfaces consacrées aux céréales sont estimées à 9,1 millions d’hectares (Mha), en baisse de 2,4 % par rapport à 2021 (9,3 Mha). La sole de blé tendre est estimée à 4,8 Mha (- 3,8 % par rapport à 2021), celle de blé dur à 0,29 Mha (- 3,3 % par rapport à 2021), seules les surfaces en orge progresseraient de 4,6 % sur un an pour atteindre 1,8 Mha en 2022. Le recul des surfaces de céréales, ainsi que des protéagineux (- 8,7 %), serait contrebalancé par la nette augmentation des surfaces d’oléagineux (+ 13 %). Les surfaces de colza progresseraient de 18,4 % par rapport à l’an dernier (1,16 Mha), celles de tournesol atteindraient 758 000 d’hectares, en nette hausse de 8,5 % par rapport à 2021. Estimée à 160 000 ha, l’augmentation des surfaces de soja sur un an serait moindre (+ 3,9 %). Concernant le maïs, selon Céré’Obs, les semis de 2022 sont un peu plus tardifs qu’en 2021 : au 2 mai, 84 % des semis de maïs étaient réalisés contre 87 % en 2021. Les surfaces de maïs grain (y compris semences) sont estimées à 1,5 Mha, diminuant ainsi de 5,9 % par rapport à 2021. Cette première estimation des surfaces de maïs reflète les arbitrages réalisés par les agriculteurs pour les semis de printemps, dans un contexte d’envolée des prix des engrais et du gaz. Le recul du maïs grain ne bénéficierait pas au maïs fourrage, dont les surfaces sont quasiment stables sur un an (+ 0,7 %), mais nettement en dessous de la moyenne quinquennale (- 8,9 %)

C.D d’après Agreste

Évolution des surfaces en 2022 par rapport à 2021